Et si manger mieux nous aidait à y voir plus clair ?

vendredi 18 septembre 2015 par Julia Dessauvage

Ça n'est plus un secret pour personne : l'alimentation tient un rôle prépondérant dans notre santé, tant physique que morale. Il paraît donc logique que le fait de mieux manger aide également à conserver une bonne santé oculaire, voire à prévenir certaines pathologies du système visuel. Certaines études ayant démontré le lien entre malnutrition et maladies plus ou moins graves ou immédiates, il est désormais avéré que les carences et une mauvaise hygiène alimentaire affectent la vue. Alors, si les carottes ont depuis longtemps la réputation d'entretenir la vue, quoi de neuf docteur au menu d'un œil équilibré ?

Des vitamines, sources d'antioxydants

Les vitamines contiennent des antioxydants, molécules permettant de contrer, comme leur nom l'indique, le phénomène d'oxydation des cellules et son éventuelle évolution en radicaux-libres. Freinant ces processus chimiques souvent irréversibles, les vitamines allouent donc un moyen efficace de protéger l'oganisme./p>

La vitamine A, acteur essentiel de la synthèse des pigments. On la trouve sous différentes formes (rétinol, rétinal, acide rétinoïque) dans les aliments d'origine animale tels que le foie, le lait, les abats de dinde ou de poulet et le beurre.

La vitamine C, responsable du système immunitaire et du métabolisme en général. Elle est présente dans les fruits et légumes frais et particulièrement dans le poivron, les agrumes, l'ananas, le kiwi et les brocolis.

La vitamine E, tenant un rôle similaire à la vitamine C tout en favorisant la régénération des membranes cellulaires. Elle est contenue dans les huiles végétales ainsi que dans les oligineux et flavonoïdes naturels comme l'avocat, l'olive, les arachides, la mûre ou l'asperge.

La vitamine D quant à elle, est plus particulière. En effet, il s'agit d'une hormone formée à partir de molécules animales ou végétales ingérées, puis synthétisées par l'organisme sous l'influence des rayons UVB issus de la lumière solaire. On peut la trouver dans les poissons de type flétan, saumon, hareng, ou dans les laits concentrés à base de riz et de soja.

Via leurs nombreux champs d'action, la consommation juste et régulière de ces vitamines empêcherait le développement d'affections comme la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), en aidant à renouveller les cellules rétiniennes, ainsi que la cataracte, en ralentissant l'opacification du cristallin.

Des minéraux, petits mais costauds

Les minéraux jouent un rôle important dans le fonctionnement physiologique. Leur teneur naturelle en oligo-éléments facilite l'absorption des vitamines et leurs doses journalières nécessaires sont faibles, bien que leur présence soit primordiale.

Le selenium. Indispensable, il n'est cependant pas synthétisé par le corps humain, son apport doit donc s'effectuer à travers certains types de denrées dans lesquelles il est présent sous forme de traces. Leur taux en selenium dépendra pourtant plus de la teneur en selenium du milieu dans lequel ils ont été produits plus que de l'aliment lui-même. Les coquillages comme les palourdes ou les huîtres sont recommandées, les pommes de terre, le choux rouge, les petits pois ou les panais également.

Le zinc. Responsable d'une partie de la fabrication de la mélanine, un pigment prépondérant dans la protection de la peau et des yeux, il agit sur le système immunitaire. Déjà présent dans la rétine et la choroïde, veiller à en consommer aide à stabiliser la vision en stimulant les vaisseaux sanguins. Il est présent dans les fruits de mer, les graines, les laitages, le jaune d'œuf et la viande rouge.

Des acides gras Oméga 3

Les acides docosahexaénoïque et eicosapentaénoïque, ou acides gras essentiels, plus connus sous le nom d'Omega-3, font partie des acides polyinsaturés et connaissent depuis quelques années une large publicité en raison de leur action directe sur le cholestérol. Leurs bienfaits sont légions et parmi eux, la préservation de l'oeil grâce à une bonne circulation et une bonne hydratation.

Leurs sources sont également nombreuses, en effet, il suffit de consommer des poissons gras (thon, maquereau, sardine, espadon, crevette), des fruits à coque et graines à huile (colza, pistaches, blé, amandes, chia), certains végétaux (laitue, soja, mâche, coeurs de palmier, cresson) ou encore certaines viandes (lapin, escargot, veau).

Des carotènes et autres caroténoïdes

Les carotènes existent sous deux formes : les alpha-carotènes et les bêta-carotènes, chargés de la photosynthèse. Si leur réputation n'est plus à faire dans la protection de l'épiderme, leurs qualités s'exercent aussi dans le domaine ophtalmique. Stockés dans le foie, ils aident à entretenir et multiplier les pigments rétiniens, ce qui conserve le système visuel et prévient la cécité en milieu obscur.

La luthéine, la zeaxanthine et la méozeaxanthine sont les trois sortes de pigments carotenoïdes formant la couche maculaire de l'œill. Seuls les deux premiers existent dans la nourriture et bien qu'ils ne figurent pas sur la liste des nutriments essentiels, il a été démontré que leur apport s'avère crucial pour les yeux. Leur présence renforce le tissu rétinien et permet de filtrer les rayons ultraviolets ou la lumière bleue, réputés dangereux.

Les carotènes et autres caroténoïdes sont évidemment présents dans les carottes, mais aussi dans tous les aliments oranges et jaunes ainsi que dans certains légumes verts, à l'instar des abricots, courges, fraises, patates douces, maïs, navets, papayes ou tomates. Mais la meilleure source a été attribuée à une algue, la spiruline, déjà célèbre pour ses vertues cosmétiques.

Vous l'aurez compris, les éléments essentiels à votre santé oculaire se cachent un peu partout, il est donc facile de les introduire dans l'alimentation quotidienne !

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